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Enfin 3 mois et la certitude…

Dès lors qu’on a eu des soucis de conceptions, que ce soit en passant par la PMA ou non, il est difficile de se réjouir complètement les premiers mois.

On a beau savoir que l’on est enceinte, en ressentir tous les symptômes, avoir envie d’y croire, une partie de nous reste toujours septique.

On passe donc les trois premier mois les fesses serrées et les doigts croisés (et je t’assure que ce n’est pas une position des plus agréable), en ce disant : « pourvu que je ne fasse pas de fausse couche », « pourvu que le bébé soit normal », etc.

Puis arrive enfin le troisième mois tant attendu… Tout semble en ordre, on prends rendez-vous pour la fameuse « première » écho ( parce que celle d’avant, réservée aux PMettes et compagnie, compte pour du beurre).

On s’y rend la peur au ventre. Et si le bébé n’était pas « normal »…. Pour être honnête, ça a toujours été ma plus grande angoisse. J’ai le plus grand respect pour les hommes et les femmes qui choisissent d’élever un enfant différent, mais Chéri-chéri et moi, on ne s’en sent pas capable. Nous en avons discuté, longuement, et nous savons qu’elle serait la difficile décision que nous prendrions, si le cas se présentait.

Je sais qu’une telle décision ne nous laisserai pas indemne. Faire tout ce cheminement pour avoir des enfants et abandonner comme cela, tout ça pour un petit bout de chromosome en plus. C’est injuste, peut être… Et, après tout, qui sommes nous pour décider de qui doit vivre ou non?

Oui, mais c’est notre vie à nous aussi, l’équilibre de notre famille, notre couple qui est en jeu. Et nous avons le droit de ne pas nous sentir capable de porter ce poids sur nos épaules. Nous avons le droit de choisir, quitte à vivre avec une sourde culpabilité à nous partager pour le restant de nos vie.

Alors hier, en me dirigeant vers le cabinet d’échographie, c’est à tout ça que je pensais. Je me suis allongée sur la table d’auscultation. J’ai frissonné au contact du gel sur ma peau. J’ai senti la sonde appuyer sur mon ventre, et les images sont apparues à l’écran. Immédiatement je l’ai vu. Il a fait un petit bond et est venu se reloger tout au fond de moi. Il était là, plein de vie. Et j’ai su qu’il allait bien. En apercevant son profil bien dessiné et sa nuque fine j’ai su qu’il serait le plus beau des bébés (ex-æquo avec sa sœur, bien sûr^^).

J’ai pleuré ( hum… J’vous ai déjà dit que j’étais fatiguée…)

Je l’ai observé sous toutes les coutures. Il faut dire qu’il s’est laissé faire de bonne grâce. Petit-flocon a donc bien deux jambes et deux bras avec les bourgeons de tous ces doigts et orteils, un petit cœur qui bat et un cerveau comme une petite noix…

Et, après une étude poussée de son anatomie, il semblerait bien que Petit-flocon soit, un réalité, une petite-floconne (bon… Va falloir trouver un autre nom!). Bien entendu il faudra attendre l’écho de février pour en être sûr, mais nous sommes très heureux!

petit-flocon

 

J’aime pas pouponner

C’est drôle depuis que je suis enceinte, je me reprend en pleine poire les souvenirs de mon accouchement* et des premiers mois de Bébou.

et là, je flippe!

Oui parce que figure toi que mes premiers mois de maman j’en ai… euh comment dire? J’en ai chié. Voilà c’est pas joli-joli de dire ça, mais j’ai pas trouvé d’autres mots.

Dans ma petite tête de nullipare je m’imaginai une maternité fantasmée, belle comme une pub Guigoz. Ma fille et moi unies, blotties sous un plaide moelleux en un câlin interminable, le soleil de l’hiver caressant nos peaux, une tasse de thé fumant devant moi. L’extase.

Comment te dire que ma réalité de jeune maman n’as pas, mais alors PAS du tout ressemblé à ça.

Tout à commencé avec l’allaitement. « On » m’avait décrit une fusion avec son enfant proche de l’orgasme. Moi j’ai eu l’impression qu’on mettait des pinces crocodiles sur mes bouts de sein. Nan mais les meufs qui jouissent de l’allaitement elles prennent quoi? J’en veux!

Bref, j’ai allaité ma fille autant que j’ai pu (3 mois, je suis une warrior), mais crois-moi, j’ai vécu le passage au biberon comme un soulagement. D’abord parce que j’ai pu déléguer. Chéri-chéri étant ravi de m’aider (sauf la nuit, hein… Faut pas rêver!).

Ensuite, « on » (j’t’assure que si je l’attrape celui-là je l’étripe!) m’avait dit que les bébés ça dort tout le temps… Ah ah ah ah (rire nerveux)… Moi, la mienne, elle ne dormait jamais plus d’une heure et demi d’affilé. Autant te dire qu’à la fin du premier mois mes cernes touchaient quasiment par terre.

Pour éviter la fatigue la sage femme m’avait donnée une technique imparable, easy :

Quand bébé dort, tu dors.

J’ai essayé, j’te jure! Mais le temps que je m’endorme elle se réveillait déjà…. Et puis, quand tu fais ça, quand est-ce que tu trouves le temps de manger, te laver ou simplement éviter que ta maison ne se transforme en poubelle géante?

Comme tu peux l’imaginer… J’ai été, hum… un tout petit peu débordée par la situation.

Pour finir, quand tu deviens maman « on » (toujours lui!) te dit que tu développes un instinct de compréhension de ton enfant, que tu peux reconnaître son cri parmi celui de tous les autres. Bah je crois que je dois être dépourvue de cette option (oh combien pratique). Pour te dire, je me suis levée plusieurs fois, la nuit, croyant avoir entendu ma fille pleurer, alors qu’en réalité c’était la chatte du voisin qui était en chaleur…

Et puis… Pour moi un pleur est un pleur. Je n’ai jamais su distinguer le pleur de la faim, de celui de la couche sale, ou de celui du mal de ventre. Je dois pas avoir l’oreille assez fine, ou alors on m’a pas implanté de décodeur.

Toujours est-il que quand ton médecin te dis : « est ce qu’elle pleure de façon anormale? »… « Euh… C’est quoi normale? », et qu’il te répond : « C’est à vous de le savoir, madame, vous êtes sa mère! ». Il te prend, comme-qui-dirait, des idées de meurtre : « J’ai pas de point de comparaison, connard!!! »

(désolée maman ce post est plein de gros mots, je sais, ce n’est pas classe, mais j’écris comme je parle, et des fois, ça sort tout seul…^^)

Alors voilà, ouii c’est vrai, je n’ai pas aimé pouponner. Et pourtant j’ai aimé mon enfant dès qu’il a prit place au creux de mon ventre.

Ca ne fait pas de moi une mauvaise mère, je t’assure. J’ai fait de mon mieux, à chaque instant. Et mon amour pour ma fille n’a fait que grandir en même temps qu’elle.

Aujourd’hui elle a deux ans et demi et des bananes et je me sens plus qu’épanouie dans mon rôle de mère. Mais l’idée de devoir repasser par là me fait tout de même un peu peur (beaucoup peur?).

« On » dit que pour le deuxième c’est différent, mais « on » m’a dit tellement de conneries que j’avoue rester perplexe…

Et toi? tu les as vécu comment ces premiers mois? Raconte-moi tout!

*comme promis je vous raconte cette épopée ici, ici et ici (et ouiii c’est loong)!

jnspup_pouponner

ses petits mots

Je dois t’avouer un truc petit internet, je ne suis pas une grande fan des bébés. Pouponner n’est pas trop mon truc (pas taper). Moi ce que j’aime c’est le dialogue, et comment dire… Avec un bébé on touche à peu près le niveau zéro du partage linguistique.

Heureusement pour moi, Bébou a commencé à parler tôt. Faut dire qu’avec une mère comme moi elle n’avait pas vraiment le choix.

Elle a su exprimer clairement ses priorités un peu avant ses un an : « papa », « maman », « gâteau », « encore »… La base, quoi!

Chéri-chéri et moi nous avons encouragé ses efforts vocaux de toutes nos forces. Faut dire qu’on était très mauvais en décryptage de baragouin : « désolé chérie mais on comprend rien là… » « Ah… non, là non plus j’ai rien pigé », « pas un traître mot mon coeur » « a-rti-cule ». Bref la pauvre enfant n’a pas été aidée, ou plutôt si… Elle a été plus qu’encouragée à s’exprimer de façon claire. #mesparentessontdesdébiles #oualorsilssontsourds

Au fil des mois j’ai compilé quelques jolies perles de langages made in Bébou (même si malheureusement j’en ai oublié beaucoup…). J’espère que tu les trouveras aussi dégoulinante de mignonitude que moi.


Le Lule c’est la base!

– Qu’est-ce que tu veux pour le goûter Poussin?

– un « lule »

– Un quoi?

– un « luleuh »!

– Ah! un prince de Lu? ( moi qui achète toujours du « pas-de-marque »…)

Du coup c’est resté. Aujourd’hui encore le « lule » est un gâteau composé de deux biscuits ronds maintenus ensemble par du chocolat.


Dans la série ma fille est une cannibale :

– Mamaaan!

– Oui chéériiie

– Je veux manger des bébés de goji?

– Hiiiiii!


Quoi? Qu’est ce qu’ils ont mes oignons?

Un jour que j’allais chercher Bébou à la crèche elle me fait remarquer, l’air de rien, qu’un de ses camarades est en train de faire quelque chose d’interdit #colabo

Comme toute bonne mère indigne (mais pas trop) je lui répond en riant :

– mêle-toi de tes oignons, poussin.

Elle s’arrête d’un coup de mettre son manteau et me demande, inquiète :

– Et ils sont où mes oignons?


Paye ta mère au régime

Comme tu le sais peut être (si tu suis ce blog assidûment depuis ses débuts sinon c’est ici et ici) je me suis essayée à un régime qui a totalement foiré (mais chuut!). J’ai dû en parler un peu trop car un jour Bébou m’a lâché un grooos :

– C’est pas bon les calories!

Au moment où j’allais croquer dans une pomme, bizarrement elle a jamais rien dit quand j’ingurgitais la totalité d’un paquet de chips (l’a pas bien compris le principe…)


Bébou contre-théoricienne du genre

Ma fille a un don pour la comparaison, la métaphore, bref, c’est une poète! Elle nous pond donc régulièrement des phrases genre :

– Papa tu es beau comme une sirène!

Il était content le papa!


Saint thomas sort de ce corps!

Ouii, ma fille est plutôt du genre incrédule. Peut être qu’on lui a raconté trop de bobards, va savoir. Toujours est-il qu’elle veut toujours tout vérifier, y compris l’invérifiable :

– J’veux un gâteau m’man

– Y en a plus…

Elle me prends le paquet vide des mains et me dit :

– Maman je veux voir qu’il y en a plus…

– Bah y a rien à voir si y en a plus, c’est ce qui fait qu’il n’y en a plus. Si il y en avait tu le verrais… Euh… Je sais pas si je suis claire là….


Bébou poète le retour

Un jour je trouve Bébou toute pensive en regardant par la fenêtre.

– Qu’est ce que tu fais?

– Je regarde le vie.

– Et c’est beau?

– Oui.

(à son papa elle qui lui posait la même question un autre jour elle a répondu : « c’est bizarre »… dois-je m’inquiéter…^^)


Masculin vs Féminin

– Oh regarde les gros corbeaux, Chérie-poussin!

– Tu sais pas maman, c’est peut être des corbeilles…

Ah… des corbeilles volantes, nous voilà bien!

Voilà!

Et toi? Des petits mots rigolos à me raconter? Allez dis-moi tout!

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J’aime en vidéo

Il y a quelques jours, ma copinette « Maman délire » lançait un défi « j’aime / j’aime pas » à la Amélie-Poulain-Style. Tu vois le genre. Bon… J’ai cogité, et, autant je débordais d’idée pour les « j’aime » autant pour les « j’aime pas » je séchais un peu… Bah…. A part « j’aime pas les cons » mais il paraît que c’est « trop facile » (moi j’t’assure que non, parce que des cons… Y en a beaucoup!). Y avait bien j’aime pas les toilettes des piscines… Mais qui les aime?…. Pis j’avais pas envie de vous saouler avec mes goûts alimentaires, genre j’aime pas les huîtres (bah oui ça goûte la morve!)…

Bref. Du coup je me suis concentrée sur les petites choses que j’aime et j’ai fais ma première petite vidéo rapidos avec les éléments de ma journée. Bah autant te dire que le fait d’avoir travaillé dans le dessin animé ne m’a été d’aucune aide pour bidouiller ce truc avec mon téléphone… C’est un métier….^^

Allez je vous montre tout ça :

Et soyez indulgentes, les meufs, c’est un essai…

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Et au cas où ça marche pas voici le lien youtube ;

 

Cher petit embryon,

Du haut de tes 48h et tes 4 petites cellules tu as déjà vécu un sacré périple depuis ta conception il y trois ans, dans une petite boîte de pétri au centre PMA de Lille, jusqu’à ton implantation, ici, au creux de moi il y a deux semaines.

Tout à commencé en mai 2013…. Mmmh, non. Tout a commencé en juin 2007 lorsque j’ai rencontré ton père. J’ai très vite su qu’il serait le père de mes enfants. Vois-tu, c’est une véritable tête de mule, mais il est ma moitié, celui qui me complète, qui m’équilibre…. Même si parfois j’ai bien envie de l’étrangler….

Alors voilà, bon an mal an, on a apprivoisé, nourrit et construit notre amour et, un jour, nous avons eu envie de le concrétiser avec un enfant. C’est moi qui en ait eu envie en premier. Chéri-chéri, lui, était un peu frileux, nous trouvait trop jeunes.

Je lui ai dit : « Avec moi il va falloir s’y prendre tôt. J’ai un problème, je le sais. »

« Comment tu le sais? Tu as fait des examens? »

« Non. Je le sais. C’est tout. Je l’ai toujours su. »

« Mais c’est n’importe quoi ça!! C’est dans ta tête… »

Sauf que, vois-tu petit embryon, ce n’était pas que dans ma tête. Par hasard, lors d’une échographie de routine on m’a découvert un drôle de kyste. On a fait des examens poussés et le verdict est tombé : Endomètriose de stade 4 avec infertilité sévère.

Curieusement cette annonce m’a autant soulagée qu’elle m’a rendue triste. Il y avait bien un problème et maintenant qu’on avait mis le doigt dessus. Il n’y avait plus qu’à le contourner. Bon… Là j’avoue que j’édulcore un peu mais je vais pas te raconter mes errances doctissimiennes (tu es un peu trop jeune pour ça).

Après un petit nettoyage de printemps intra-utérin, nous nous sommes donc lancés, avec ton père, dans une chouette procédure de PMA (procréation médicalement assistée) en 2013. Que du bonheur! Piqûre, échographie, prise de sang, piqûre échographie, ponction… Une vrai sinécure!

Et là! la pêche miraculeuse! une bonne vingtaine d’ovules pour moi. Un bon milliard de spermatozoïdes pour lui. On les a laissé tranquillement faire leurs affaires dans des p’tits pots… Et paf! Ca a fait des chocapics des embryons. Huit même!

Pour le coup on a quand même bien déchiré avec ton père, non?

On nous a implanté un embryon parmi les huit. Nous l’avons appelé « Pépin ». Il s’est accroché. Il a poussé. Pépin est finalement devenu « Pépinette », puis « Bébou » (en tous cas sur ce blog, en vrai elle a un prénom bien plus joli).

Je ne saurais pas te dire pourquoi c’est cet embryon qui a été choisi. Ce n’était même pas le plus beau. C’était peut être le destin. J’en sais rien. En tous cas ce n’était pas toi.

Toi tu as été congelé avec tes 6 autres compagnons.

Et puis nous avons déménagé. Ta soeur est née. Une vraie petite merveille de la nature, de la science, de la vie quoi.

Et toi tu es resté à Lille. Puis nous nous sommes décidés à aller te chercher. Ca a été une sacrée expédition!

On s’est dit que le plus dur était derrière nous. Mais rien n’est jamais aussi simple dans la vie… Il a fallut réopérer, recommencer les traitements, se heurter aux difficultés… Ne pas se laisser abattre et recommencer.

Et puis, le 13 septembre dernier. Un gars du labo t’as choisi. Pourquoi toi plutôt qu’un autre. Je ne sais pas. Le destin peut être. Il t’a installé confortablement au creux de mon ventre. Et le soir, à l’abris des regards, je t’ai parlé. De nous, de notre famille, de ta soeur et de ton père. Je t’ai dit : « allez viens! On sera bien tous les quatre. Accroche-toi! Tu verras on est un peu fous mais on est sympa! »

Et tu t’es accroché.

Rien que de l’écrire je me sens toute émue. Il y a la vie en moi. Alors, bien sûr, l’aventure est loin d’être terminée. Il faudra d’abord vérifier si ton petit coeur bat bien. Puis il faudra attendre la fin des trois mois fatidiques.

Mais tu es là. Et c’est déjà ça.

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Les enfants d’instagram

Salut l’internet!

L’autre jour, je bavais me baladais sur de jolis comptes Instagram où des meufs à la tenue parfaitement repassée te font visiter la chambre  très « design-scandinave-épuré-mais-avec-une-touche-de-noir-et-blanc » de leurs adorables bambins blonds. Et là j’ai buggé :

Mais comment font-elles? Ils ont pas de jeux ces enfants? Quoi?! Même pas un insupportable petit truc coloré et bruyant de type Vtech? Elles ont brieffé leurs familles ou quoi? Et ils ont tous joué le jeu? Même pas une affreuse peluche Mickey offerte par tata Huguette?

Nan, parce que moi j’ai beau avoir précisé, depuis la naissance de bébou, qu’on aimait bien les jouets en bois, les trucs faits mains au design épuré, les motifs un peu rétro… Bref les trucs instagrammable, quoi. Bin, j’ai eu le droit à une trottinette Minie (qui fait de la lumière, du bruit, et qui, comble de malchance, tient super bien la batterie), des hochets très adaptés aux petits… Mais super moche! Des peluches chien-chien à la tronche niaise, un déguisement de licorne surréaliste et tout un tas de jouets en plastiques aux couleurs agressives (que Bébou adore soit dit en passant).

Bon, et puis franchement! Une chambre aussi rangée en permanence, c’est pas possible, non? Ils sont où tous les morceaux de puzzles éparpillés? Les livres abandonnés? La dînette disséminée?

Je ne vois que deux solutions. Soit elles ont une femme de ménage H/24, soit elles ont commandé le modèle « enfant immobile »…

Mais bien sûr c’est évident! C’est ça! Elles ont des enfants qui ne bougent pas. Sinon comment expliquer l’absence de photo flou? Les vêtements en lin écologique jamais froissés, jamais tâché?

Punaise et boursiflette! J’aurais dû y penser au moment ma commande à mère cigogne (Ici mère cigogne était en blouse blanche et travaillait dans un labo PMA, mais bon…). J’aurais dû commander une enfant statique. Moi, au lieu de ça j’ai demandé une enfant heureuse et curieuse. Grande naïve que je suis… Curieuse… Grave erreur! Les curieux ça bouge partout, c’est flou sur les photos, ça fout le bordel dans toute la maison… Oui mais c’est tellement beau et vivant à voir dans la vrai vie. Ca vaut mille photos instagram!

Ma Bébou aux cheveux emmêlés, aux fringues pleines de plis et de chocolat, mon bébé manoush. Je t’aime comme tu es, vivante et facétieuse. Je ne t’échangerai pour rien au monde!

Confession d’une fille normale

Normale. Voilà ce que je suis.

Je viens d’une famille tout ce qu’il y a de plus banale, classe moyenne en banlieue. Je ne suis ni très douée ni très mauvaise. Ni belle ni moche. Ni grande ni petite… Ni…. en faite je pourrais continuer comme ça pendant longtemps.

Ce qui me défini c’est d’être une fille lambda, dans la moyenne.

Et pourtant… J’aurais tant voulu être exceptionnelle, au moins dans un domaine. Mais non. Je suis juste exceptionnellement normale. Et finalement c’est déjà pas mal.

Oui parce que, si on y réfléchi bien, on se rend compte qu’il ne peut rien ressortir de bon dans l’exceptionnel. C’est extrême l’exceptionnel. Et je crois pouvoir dire qu’il ne ressort jamais rien de bon dans l’extrémité.

La vie est une question d’équilibre. De balance. Et il n’y a rien de plus stable et sûr que la normalité. Ok… Elle peut parfois être un brin ennuyeuse! Mais, à long terme, je préfère ne pas avoir fait de vague plutôt que d’avoir vécu dans une tempête permanente, faite de très hauts, mais surtout de très bas.

Mon petit bonheur normal me suffit. Il est intense et régulier. Il est facile comme un sourire de ma fille. Comme la main de mon homme dans la mienne. Mon bonheur ne fait pas de vague mais il me submerge tout entier. Moi, cette fille normale, je suffis à ceux que j’aime et c’est déjà pas mal.

Il y a des jours comme ça…

Il y a des jours comme ça où tout roule. On se sent super maman (avec une cape et tout). On vit une symbiose parfaite avec le petit bout d’humain qui squatte chez nous depuis maintenant 2 ans presque et demi (ça compte le demi). C’est parfait, c’est le bonheur, c’est… éphémère!

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…Dommage! Fallait pas croire que ça durerait toujours (tu t’es cru chez les bisounours ou quoi?!).

Car il y a des jours comme ça où tout s’écroule. On se sent la plus merdique des mamans (adieu la cape!). Un rien nous fatigue, nous énerve. On atteint difficilement le degré zéro de la patience. On rêve d’une île déserte… Loin, loiiin de toute personne de moins de 18 ans. Loin du ménage, des courses, de la bouffe à préparer, de cet enfant qui tempête et que rien ne semble apaiser. Dans ces moments là on a bien du mal à se rappeler les instants de grâces où tout semblait nous réussir. On a bien du mal à se remémorer le dernier fou-rire dans le bain, le câlin du matin qui dure un peu plus longtemps que d’habitude, la tendresse de sa fille quand elle nous soigne un « bobo-pour-de-faux » en caressant notre bras délicatement, le « i luve yu » chuchoté fièrement au creux de l’oreille…

Dans ces cas là il faut se rappeler que nous ne sommes pas des machines. Que nous avons le droit d’avoir nos faiblesses, nos coups de mous, nos « moins-bien ». Que ce n’est pas grave. Que l’on fera mieux demain.

On est pas parfaite, c’est vrai (mais rappelle-toi que la mère parfaite est une connasse…et une mytho!). On fait de notre mieux, mais parfois, c’est vrai, il y a des jours « sans ». Sans quoi? Bah sans niak, sans envie, sans diplomatie. On a le droit d’être fatiguée, crevée, éreintée, lassée. Ca ne nous empêche pas, au fond, d’être une super maman!

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Si tu veux voir le super site de Mathou clic sur l’image

PS: Flutain que c’est dur le retour des vacances! Si ça ne tenait qu’à moi j’y retournerai direct!

Bon… Trêve de plaisanteries. Ca t’arrive aussi à toi d’être dans le creux de la vague ou y a que moi (et dans ce cas là je t’assure que je me poserai sérieusement des questions!)?

 

En vacances Simone!

Coucou petit internet!

Ca y est c’est les vacances! Youpii!

 

Chéri-chéri, Bébou et moi on s’envole (à bord de notre voiture déglinguée) vendredi direction l’île de Ré. On va faire découvrir la mer à notre Pucinette. Si vous saviez comme j’ai hâte de faire découvrir la magie de « l’océan » (oui, il paraît que là-bas c’est l’océan, pas la mer…) à notre bouchon de 2 ans presque et demi! Les vagues, le sable, les embruns salés, la pêche aux bigorneaux, le port et les glaces de St martin, les balades en vélos, les apéros en famille sous le figuier…

Je m’y vois déjà…

Et comme cette année j’ai décidé d’être une fille organisée et de ne rien oublier avant de partir, je vous partage ma liste-d’affaires-à-ne-surtout-pas-oublier :

liste vacances

 

Et si tu veux l’avoir en bonne qualité le voici à télécharger en PDF : liste vacances

D’ailleurs si tu vois que j’ai oublié quelque chose, tête de linotte que je suis, n’hésite pas à me le rappeler!

Et si tu as un nouveau né vient voir la nouvelle version ici :

En vacances Simone, le retour

Education bienveillante?

Coucou petit internet!

Aujourd’hui je m’aventures sur un terrain dangereux (je suis une petite casse-cou, moi).

Je ne sais pas si tu as remarqué mais en ce moment on en parle de partout. C’est la grande mode pédagogique du moment : L’éducation « Bienveillante »… Autant te dire que ça m’a tout de suite attiré. Il faut dire que le titre est accrocheur… « Education bienveillante ». Sans rire. Tu connais toi des gens qui souhaitent être « malveillants » avec leurs enfants. Moi pas. J’en connais des mal-adroits, des mal-assurés, des mal-informés mais tous essayent de faire de leur mieux pour éduquer leurs enfants aussi bien que possible (sans perdre la raison au passage)…

Tout ça pour dire que ce concept d’éducation m’a drôlement intriguée et que je me suis mise en quête de plus d’information. Alors l’éducation bienveillante qu’est-ce que c’est?

Alors voilà ce que j’en ai retenu. Arrête-moi si je me trompe… « l’éducation bienveillante » aussi appelée « parentalité positive » c’est le fait de toujours faire passer son enfant en premier. D’être à l’écoute de ses besoins tout en comprenant son processus de développement. De tourner ses phrases de façon positive et de ne pas gronder/ fâcher/ punir. Il faut expliquer… Et comprendre le pourquoi-du-comment de tel ou tel comportement. Et, enfin, savoir se remettre en question. Si ce qu’on fait ne marche pas c’est notre faute (pas celle de l’enfant).

Alors forcément dit comme ça… On ne peut qu’adhérer, non? A moins que votre théorie éducative soit de ne pas écouter votre enfant ni ses besoins, de le traiter comme un enfant de 12 ans alors qu’il en a deux. De ne jamais rien expliquer et ne jamais essayer de comprendre…Hum… Honnêtement qui fait ça?!

Pas moi. En tous cas je ne crois pas. Et pourtant, je l’avoue, je suis pro punition et je mets des fessées… Ouiii c’est vrai (n’appelle pas la DASS). Enfinnn Je ne sais pas sion peut dire que je suis « pour » la fessée. En tous cas je ne suis pas contre. J’imagine donc que je dois pas être considérée comme un parent « positif ». Et pourtant, je me considère comme une maman bienveillante… Hein?! (Nan, mais elle a rien compris celle-là!)

Je m’explique. Je prends toujours grand soin de mettre en valeur ma Bébou. De lui dire qu’elle est capable de faire les choses. De la valoriser lorsqu’elle les fait bien. J’ai même peur de trop en faire surtout lorsqu’elle me dit « j’suis trop fowte, moi!) quand elle est fière d’avoir réussi quelque chose.

J’essaye toujours de prendre en compte ma fille en tant que personne. Avec son vécu, sa charge émotionnelle, ses besoins, son âge etc. Cependant cela ne m’empêche pas de la punir quand elle fait une bêtise. Bah oui, ça arrive.

Alors attention. Je ne lui ai jamais mis de claque ni de fait de choses « douloureuses » (genre « tu me mords je te mords » etc.) ou « humiliantes » (là j’ai même pas d’exemple…) à ma fille. Bien sûr d’aucun diront que donner une fessée peut être un acte douloureux et humiliant. Personnellement j’ai reçu quelques fessées dans ma vie et je n’en suis pas traumatisée. D’ailleurs je ne m’en souvient même pas. On est bien d’accord qu’il y a un monde entre mettre une petite fessée lorsqu’elle est méritée et battre son enfant, non?

Je m’explique. Quand il arrive que Bébou fasse une bêtise – pas genre un accident, on parle bien ici d’une bêtise faite en pleine connaissance de cause – Il faut dire que j’explique tout à ma fille les raisons des interdits, le pourquoi des règles imposées et ce qui arrivera en cas de transgression. C’est presque toujours pareil:

  1.  rappel à des règles. J’essaye de focaliser sur les choses à faire plutôt que celle à ne pas faire. Genre : « les feutres c’est sur la feuille » plutôt que de dire « ne mets pas de feutre sur la table, la chaise, le tapis etc. » (il paraît que c’est de l’éducation bienveillante, tant mieux).
  2. rappel à l’ordre et énoncé de la punition à venir en cas de récidive.
  3. Punition (C’est variable mais la plupart du temps c’est un passage au coin, pour se calmer et réfléchir à ses actes et à leurs conséquences).
  4. (si vraiment elle n’a toujours pas compris et continue de tester, je te rassure c’est rare) : fessée (ou tape sur la main). Rien de très fort. C’est juste pour mettre un stop au « je teste pour voir jusqu’où je peux aller ».

Bah oui… Dans la vie c’est comme ça. Il y a des règles et il faut les respecter. Ca s’appelle vivre en société. Et si on ne respecte pas ses règles on est puni (oui, oui). Quand tu fais un excès de vitesse le gendarme ne va pas se la jouer « positif » avec toi. Il va te punir. On peut le regretter mais c’est comme ça. Et je pense que notre rôle à nous, parents, c’est de préparer progressivement nos enfants à devenir d’adultes équilibrés et adaptés (mais ça c’est peut être dû à une déformation professionnelle).

Je ne dis pas que c’est LA solution c’est juste la mienne (et celle de chéri-chéri) et je ne pense pas que je mettes l’équilibre psychique de ma fille en danger. J’ai moi-même eu une éducation assez classique (relativement similaire d’ailleurs) et j’en suis très contente. J’me trouve même plutôt bien dans mes baskets comme fille.

Bon.. Et toi t’en pense quoi de tout ça?